33 . VIOLETTE NOZIERE .

Est née le 11 janvier 1915 à Neuvy-sur-Loire dans la Nièvre et décédée le 26 novembre 1966 à Petit-Quevilly en Seine-Maritime, est une étudiante française qui, dans les années 1930, défraie la chronique judiciaire et criminelle. Jeune parricide de 18 ans elle est condamnée à mort par la cour d'assises le 12 octobre 1934 à Paris, peine commuée par le président de la République Albert Lebrun en travaux forcés à perpétuité. Le 6 août 1942, le maréchal Philippe Pétain réduit la sentence à 12 ans. Elle est finalement libérée le 29 août 1945, puis graciée par le général de Gaulle le 17 novembre suivant. La cour d'appel de Rouen rend un jugement exceptionnel dans les annales de la justice française concernant l'auteur d'un crime de droit commun qui a été condamné à la peine capitale, en prononçant la réhabilitation de Violette Nozière le 13 mars 1963. Cette affaire criminelle connaît un grand retentissement en France et, de par son impact médiatique jusqu'à nos jours, est devenue un fait de société. Elle est la fille unique de Baptiste Nozière, mécanicien aux Chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée et de Germaine Joséphine Hézard. Elle paraît plus que son âge et découvre les premiers émois amoureux elle compte parmi ses premiers amants un étudiant en médecine à Paris, et un ami d'enfance qu'elle retrouve pendant les vacances à Neuvy-sur-Loire. En avril 1932, Violette apprend, après plusieurs consultations auprès du docteur Henri Déron, à l'hôpital Xavier-Bichat, qu'elle est syphilitique. La maladie de Violette s'aggrave au mois de mars 1933 et elle n'a plus d'autre choix que d'informer ses parents de son état de santé. L'atmosphère du foyer est délétère . Elle pense à sa tentative de suicide du mois de décembre et décide d'entraîner sa famille dans la mort. Le 23 mars 1933, Violette achète un tube de Soménal, un somnifère, en pharmacie. Elle persuade ses parents de prendre ce médicament, que le docteur Déron aurait prescrit afin de les protéger d'une éventuelle contagion. Il s'agit de la première tentative d'empoisonnement. Le 21 août 1933, Violette renouvelle sa tentative de mars, mais avec une dose beaucoup plus forte de Soménal. Elle en achète trois tubes et rédige une fausse ordonnance émanant du docteur Déron. 23 août à une heure du matin. Violette ouvre le gaz, afin de faire croire que ses parents ont tenté de se suicider par ce moyen et alerte ses voisins, les Mayeul, comme au mois de mars. Alertés, les pompiers arrivent, suivis de la police. Baptiste Nozière est trouvé mort sur un lit29. Dans une autre chambre à côté, son épouse inconsciente respire encore et elle est transportée d'urgence à l'hôpital Saint-Antoine. L'enquête de la police révèle deux faits importants : l'absence des dépenses inscrites quotidiennement dans un registre tenu par madame Nozière pour la journée du 22 août, et le compteur à gaz dont le relevé démontre que la quantité échappée était insuffisante pour asphyxier le couple. Le jeudi 24 août 1933, le docteur Paul, médecin légiste , procède à l'autopsie de Baptiste Nozière, à l'Institut médico-légal du quai de la Rapée . Le lendemain, le professeur Kohn-Abrest, directeur du laboratoire de toxicologie à la préfecture de police, analyse les sachets ayant contenu le poison, retrouvés au domicile de la famille Nozière. L'empoisonnement par le Soménal est confirmé. Le lundi 28 août, le commissaire Marcel Guillaume et ses hommes, le brigadier-chef Gripois et l'inspecteur Lelièvre, emmènent Violette Nozière au 36 quai des Orfèvres. Violette avoue son crime à la police judiciaire le lundi 28 août 1933 et renouvelle ses déclarations devant le juge d'instruction, Edmond Lanoire. Elle confirme n'avoir eu aucun complice et assume la responsabilité de ses actes. Violette affirme que son géniteur était seul visé et l'accuse de pratiques incestueuses.

 

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Violette Noziere 

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