45 . LOUISE MICHEL .

EsT née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, elle fut une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement libertaire. fille de la servante Marie-Anne MichelN 1 et « de père inconnu », vraisemblablement Laurent Demahis, fils du châtelain. Elle grandit près de sa mère dans la famille des parents de Laurent , qu’elle appelle ses grands-parents, et où elle semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste. Elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, lisant Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont où elle obtient le brevet de capacité permettant d’exercer la profession d’ institutrice .En septembre 1852, à 22 ans, elle crée une école libre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris. À 40 ans, membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Paule Minck et d'Anna Jaclard, Louise Michel est très active lors de la Commune de Paris. En avril-mai, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux, Neuilly. Sur la barricade de Clignancourt. Elle est Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée vers la Nouvelle-Calédonie. Elle obtient l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés notamment des Algériens de Nouvelle-Calédonie, puis dans les écoles de filles. De retour à Paris le 9 novembre 1880, après avoir débarqué dans le port de Dieppe (plaque commémorative près du port de plaisance, quai Henri IV), elle est chaleureusement accueillie par la foule qui l'acclame aux cris de « Vive Louise Michel, Vive la Commune, À bas les assassins ! ». Elle reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier son ouvrage La Misère sous forme de roman feuilleton, qui remporte un vif succès. En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et de sa participation à un meeting qui entraîna de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses coïnculpés restent en prison. Pionnière du féminisme, elle écrit dans ses Mémoires : « La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité. ».Lors de ses funérailles, de nombreux orateurs prennent la parole et, parmi eux, le vénérable de la loge « Fraternité Universelle »2 de la Grande Loge symbolique écossaise mixte et maintenue, une obédience maçonnique qui n'existe plus aujourd'hui.

 

louise mich LOUISE MICHEL 

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